Le tribunal a rendu son jugement à l’encontre de l’artiste d’origine haïtienne et canadienne Luck Mervil. Déclaré coupable en août 2025 d’une agression à caractère sexuel commise sur une femme âgée de 19 ans, dans une chambre d’hôtel de Rimouski (Québec), durant la nuit de la fête nationale du 24 au 25 juin 2000, il a été sanctionné ce lundi 11 mai 2026 à une peine d’emprisonnement ferme de deux ans. À cela s’ajoute son inscription au fichier des délinquants sexuels pour une durée de vingt ans.
Lors de l’énoncé de la sentence devant le tribunal de Rimouski, le magistrat James Rondeau a mis en lumière plusieurs circonstances aggravantes. Le juge a notamment rappelé que l’acte avait duré plus de soixante minutes et que la victime avait exprimé son refus de manière non équivoque. Il a également souligné l’absence totale de regret de la part du prévenu, lequel est resté de marbre pendant la lecture de la décision.
Le parquet, qui avait requis une peine de 30 mois d’incarcération, s’est déclaré satisfait de la décision judiciaire. Selon des propos rapportés par Radio-Canada, l’accusation a exprimé l’espoir que cette condamnation transmette le signal qu’il est possible d’obtenir réparation et qu’il ne faut pas craindre de dénoncer les agresseurs, quel que soit leur rang social.
Luck Mervil continue quant à lui de proclamer son innocence et soutient qu’il s’agit d’une confusion d’identité. Son conseil, Maître Véronique Talbot, a annoncé que des recours ont déjà été entamés en vue d’un appel.
Personnalité reconnue dans les milieux culturels haïtiens et québécois, l’artiste était poursuivi pour des faits vieux de plus de deux décennies. La sanction prononcée lundi constitue une étape judiciaire supplémentaire après le verdict de culpabilité rendu en août 2025.

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